Chroniques de "God baise you " (2006)

Eros Tour : « Il y a plus de dix ans que la bête des Vosges terrorise son monde avec une vague déferlante dans laquelle se mêlent brutal punk et hardcore mais aussi diverses sonorités qui font de la musique d’Anarchophobia un joyeux bordel cacophonique. Pas de concession, pas de limite, Anarchophobia crache à la face du monde ses textes engagés et son humour de bûcheron. Punk dans l’esprit, avec l’énergie du hardcore et les sons du métal voici donc l’alchimie de ce trio d’excellents et sympathiques musiciens vosgiens fous furieux… » - EROS TOUR - 2007


Metalight : 'Avec God baise you, nous découvrons du punk hardcore avec un chant qui alterne le hurlé et le chanté plus classique. La musique, dans la tradition, se fonde sur la batterie et sa double pédale, appuyée par les guitares lourdes et incisives. Ainsi Miss Bistouri, Eat your KK, Chromosome Y, Citoyench, et Hedonistia sont de ce principe. Le rythme est rapide et entraînant; on se voit bien pogoter en concert, d'autant plus que les breaks servent à ponctuer les paroles. On comprend alors aisément pourquoi le groupe a un tel succès en concert. Tant qu'il y aura développe une musique davantage dominée par les guitares, et des sonorités plus axées hardcore, à l'exemple de l'ouverture. Et nous sommes gratifiés d'un bon passage thrash, qui n'est pas pour déplaire. Break the law se cale sur ce schéma, et l'ouverture à la guitare montre la dextérité des guitaristes. De plus, le rythme est vraiment diversifié, passant du rapide au plus lent et lourd, une belle variété dans l'album. God Baise you me semble être le morceau-phare de l'album, et incontournable. Pour la musique, on reste dans l'agressif de la batterie et l'incisif mélodique des guitares. Mais plus encore, l'intro et le texte vous donnent la chair de poule. Nous parlons ici de la peine de mort en Amérique, et le morceau débute par la lecture de la condamnation à mort à la chaise électrique. Un morceau anti-peine de mort qui crie toute la rage de voir ce procédé encore en vigueur. Et c'est aussi dans ce domaine qu'Anarchophobia marque des points : les textes. Le punk se veut revendicateur; Anarchophobia dissèque la société, ses travers et le crie dans ses textes. Vous l'aurez compris, Miss Bistouri est une satire de la chirurgie esthétique poussée à l'extrême; Break the law porte en son titre sa revendication, sans toutefois préconiser l'anarchie, Hedonistia rêve d'une vie meilleure difficilement accessible, et le meilleur car le plus acerbe: Keke style. Les bruitages sont excellents et la description du Kéké est du meilleur goût: c'est tout simplement excellent...et si vrai! Deux morceaux se distinguent: Dis Trömmeln der Vogesen, un morceau intrumental, pas vraiment punk, plutôt 'typique du coin', qui montre la créativité du groupe. Mais plus encore La Zermi dans l'88, qui nous propose un style 'rap' qui passe très bien en fin d'album, et qui laisse penser que le groupe excelle réellement dans divers genres. En résumé: du bon son, de l'originalité à bien des niveaux, une pêche incroyable et des textes au poil: God baise you est devenu un incontournable du punk hardcore!' - 8,5/10

INTERVIEW ( 26/11/08 ) :

Fleurons du punk hardcore français, le groupe revient pour nous sur le succès de God baise you et nous en dit un peu plus sur ses projets.

Symphometalfan : La première question, comme toujours, consiste à vous demander pourquoi avoir choisi de vous nommer Anarchophobia? On devine le jeu de mots...mais pourriez-vous nous en dire davantage?
Léo : Alors Anarchophobia pourquoi? C'était vers 1995 lors de nos années Punk qu'on a trouvé le nom du groupe... Fallait que ça sonne keupon et que ça parle un peu aux gens... Alors si tu décomposes, Anarcho=Anarchie et phobia=phobie... C'est tout simplement la peur de l'Anarchie; ça résume un peu la pensée générale des gens...

Pourquoi avoir choisi 'God baise you' comme titre d''album? Une revendication punk?
Oui et non... Une revendication oui, mais pas spécialement Punk... God baise you pour God blase you... Pour dénoncer le puritanisme américain qui s'est construit et repose encore à l'heure actuelle sur la religion. Les fondations des Etats-Unis d'Amérique reposent sur ce fondement religieux et sont indissociables de la politique gouvernementale... C'est complétement dingue ! Enfin, tu vas me dire, on a bien un président que s'est déjà signé devant les caméras...

Pour la musique, vous nous proposez une agréable variété du meilleur punk hardcore à un morceau purement musical, ou encore un délire comme 'La zermi dans l'88'. D'où vient tant d'inspiration et d'envie de surprendre?
C'est notre état d'esprit. Nous aimons l'autodérision et en jouons... Effectivement, c'est difficile de se faire prendre au sérieux avec des délires comme ceux ci, mais bon, c'est pas notre but non plus. De plus, ça change un peu sur un album quand tu proposes quelque chose de différent à l'écoute. Tu tombes là-dessus et généralement tu te dis : 'Wouah, ils sont partis en couille là!'.

Vos textes sont particulièrement percutants, du scato 'Eat your caca' à 'Kéké Style'. Quelles idées voulez-vous transmettre à travers l'album? Analysez-vous la société dans des morceaux comme 'Kéké style' ou 'Miss Bisouri'?
Oui, comme tu me le disais dans la question précédente, nous abordons pas mal de sujets différents... C'est pourquoi pour ma part il m'est important d'écrire des textes en français. La musique sert essentiellement à véhiculer des idées selon moi. Mais bon, il est difficile maintenant de choquer les gens, de les faire réagir. Mais il me semble important tout de même de parler des gens, de la société, des trucs qui ne vont pas, de la connerie humaine, mais aussi de choses plus légères et divertissantes...

Le morceau le plus marquant de l'album me semble être 'God Baise You', et notamment avec le thème de la peine de mort. Ce morceau est prenant de réalisme et la lecture de la condamnation ajoute encore à cet aspect. Que pensez-vous de la peine de mort? Pourquoi avoir fait ce morceau?
Oui, pour dénoncer ce système barbare qui existe encore de nos jours ! Avoir le droit de tuer des hommes ! C'est honteux. Qui peux se permettre de décider de la mort d'un homme? Eh bien les juges américains qui condamnent sous couvert d'une sentence divine ! tout cela pour soulager leur conscience ! C'est dieu qui juge te diront-ils... Et le soir même, tu les verra tranquillement au golf ou entourés de leur famille bénissant le repas...

Quel accueil a reçu l'album 'God Baise You'? J'ai vu qu'il était notamment distribué par Season of Mist; qu'est-ce que cela vous a apporté?
Bon accueil en général. On a eu quasiment que des critiques positives... Il s'est bien vendu. Sa distribution au niveau national nous a permi de nous exporter un peu notamment lors d'une tournée promo.

Et comment vous accueille le public, notamment lors des concerts?
Généralement ça se passe très bien. Les gens rentrent vite dans notre délire et communiquent facilement avec nous lors de nos concerts. C'est notre concept... Du délire et pas de prise de tête !

De même, vous donnez beaucoup de concerts, qui vous ont permis de forger votre réputation. N'est-ce pas lassant? Fatiguant? Ou est-ce encore et toujours un plaisir renouvelé?

Oui, depuis notre création en 1995, on a fait pas loin de 150 concerts... C'est pas énorme non plus en 13 ans ! C'est vrai que nous sommes toujours debouts depuis toutes ces années et c'est plutôt rare chez les groupes amateurs je trouve... Néanmoins, nous avons ressenti le besoin de découvrir d'autres horizons par l'intermédiaire de la création de groupes parrallèles comme Escarres ou BlocK H95. C'est une sorte de renouveau pour nous. C'est pourquoi depuis quelques mois c'est le point mort avec le groupe. C'est vrai qu'il est difficile de jongler avec plusieurs formations notament en ce qui concerne les répètes et les dates de concerts. Mais nous sommes toujours là et allons relancer occasionnellement la machine !

En vous remerciant, je vous laisse conclure l'interview.
Merci à vous pour votre travail et votre engagement pour la scène underground. Merci à ceux qui prendrons la peine de lire cette interview et de découvrir ce groupe.

 

GE Underground : Second album pour le power trio punk hardcore Anarchophobia qui nous vient des Vosges. Comme si The Exploited avait touché du bout des doigts Lofofora et Tagada Jones. Donc, ça déboîte tout le long, certains passages sont même limite grind-core. Des riffs métallisés hantent cet album. Des breaks surprenants mais ultra efficaces contrent des refrains scandés. Des paroles ironiques et délirantes sur la chirurgie esthétique, la police, la société, la scatophilie, les mythomanes, le sexe, la peine de mort, ... viennent te réveiller le cerveau. Une pochette anti-impérialiste avec Bush qui veut faire tomber Dieu (qui a la trique et l'emprise sur le monde!) d'une tour, remake de King Kong, alors que l'Anarchophobia Airlines tente de casser ces symboles. Du remplissage en fin de cd avec un instrumental de percussions dans le style Sepultura ou encore une satyre du hip-hop sur des samples. Un titre caché délire où ce sont les voix qui font les instruments. "God Baise You" respire l'adage "Sex, Drugs et Rock'n'Roll", un appel aux pogos, histoire de foutre le bordel et de contrer le système...

 

W-Fenec : Groupe Vosgien né en 1995, Anarchophobia évolue actuellement sous la forme d'un trio après plusieurs changements de personnel. En plus des 150 concerts donnée en France et à l'étranger, le groupe a sorti un maxi, Censuré en 1996, puis Ataraxia in Vosego en 2000. Deux ans plus tard, le groupe sort un Live à l'Austrasique (une salle de concert à Nancy) avant de concevoir un nouvel album. Ce nouvel album, toujours placé sous le signe d'un "Brutal punk HxC" sort en novembre 2006, il s'agit de God baise you. Pour l'heure, le groupe compte dans ses rangs Léo (chant / guitare), Guiom (basse / choeurs) et Mignon (batterie/ choeurs).

Il y a des signes qui ne trompent pas : pochette à l'humour grinçant, une reprise de Bérurier Noir figure à la tracklist ("Chromosome Y") et, de surcroît, on retrouve une plaisante causticité à la lecture des titres donnés aux morceaux ("Eat your kk", "Kéké style"). Avant même de l'écouter, ce disque mérite potentiellement son petit autel dressé dans nos colonnes. Et après une simple écoute, assez furtive, je m'étais promis de revenir sur cet album... Oui mais voilà, croulant sous des dizaines d'envois promos, le retard s'accumulant au désordre et les priorités se grillant les unes aux autres, les pauvres Anarchophobia ont du attendre les derniers soubresauts de l'année 2007 pour voir enfin leur objet se frayer une place.
Il faut admettre que le terme de "Brutal punk HxC" que le groupe s'est proposé d'apposer à sa propre musique est plutôt bien vu. Car c'est avec une certaine brutalité que les Vosgiens ont choisi de répandre God baise you, très keupon dans l'esprit et virant souvent au hardcore lorsque le tempo change de rythme. Le trio lâche des paroles à tendances libertaires ("Citoyench", "Break the law") ou plus moqueuses (des jackys tuners visés dans "Kéké style" aux bimbos plastifiées sur "Miss bistouri [boucherie/chirurgie}") sur une bande-son virulente, défouraillant sans faire de détail. Pour un éclairage particulier de certains titres, des ajouts viennent appuyer judicieusement "J'en veux", "God baise you" ou encore "Eat your kk" (avec les extraits scatologiques de "C'est arrivé près de chez vous").
Avis aux amateurs de punk-délirant, de hardcore-défouloir, qui n'ont pas systématiquement envie de se poser trop de questions pour pogoter (et ricaner).

 

Metal waves : AnarchophobiA, issue de "Vosges" en France et dont le nom demeure un mystère punkien hehe (blague bien sur), produit depuis 1995 ce qu'il définit comme étant du "Brutal Punk-Hardcore"...
Comme vous l'avez remarqué, c'est en première place du "Punk", mais un de ces "Punk" de casse gueules... qui a toujours été classifié comme étant une musique pour les "Dummies". Anarchophobia n'ont sûrement pas brisé la règle... En deuxième place, on remarque le mot "Brutal" associé au mot "Hardcore", donc la brutalité joue un rôle principal dans la musique de ce groupe, avec des avalanches de riffs, un chant criard que même les sourds l'entendront (j'espère que le chanteur n'a pas eu recours aux urgences après l'enregistrement hehe) et un jeu de batterie de fou. Le tout enveloppé par une maquette purement Anarcho-PunkGeorge W. Bush faisait la victime de leur humour massacrant.
Ce qui frappe à la première écoute de cet album, composé de 12 titres, c'est la brutalité et la tendance Metal parfois Thrash régnant et qui réussit principalement à étouffer l'esprit "Punk" essentiel du groupe avec les passages HxC...
L'album propose une musique qui ne se dote pas de très grande originalité, qui joue plutôt sur l'esprit humoristique et dégoûtant assez accepté... comme dans certains titres tels que "Eat your KK", "Kéké Style" ou "La Zermi Dans l'88" ou entre autre la critique de la société bien précisément la politique "contre Sarkozy" comme dans le titre Citoyench.
Adorateurs du Punk vous êtes bien servis

 

Morticia : 'Niché entre les vallons qui surplombent Gérardmer et Remiremont, un groupe de brutal punk exerce, loin des regards et des commérages de la ville, une musique du diable, ornementée de paroles pas toujours très saintes, et des cris d’un prédateur digne de la bête des Vosges dénommé Leo (on parle du chanteur du groupe, et pas d’un léopard) qui illumine cette vallée habituellement si calme. C’est après une centaine de concerts, que le trio sort ce foutu « God Baise You », pas la peine d’insister sur le titre, il suffit de regarder la jaquette qui en dit long. Voila, le ton est donné, les étincelles jaillissent de la chaîne HI-FI, quelle claque dès le début avec « Miss Bistouri » !
Le style, tiraille entre le punk ultra rapide et le hardcore, mais nous sommes content de voir que l’influence des Béruriers Noirs est encore dans les esprits, ah oui, ça tombe bien, une reprise à la sauce Anarchophobia d’un certain « Chromosome Y » figure en cinquième position de l’opus. En fait, le groupe emporte avec lui tout sur son passage, telle une tempête, mais la plupart du temps il pratique des autocritiques, voire même de l’autodérision (« Dis Trömmeln der vosgesen »). Pas besoin de revêtir sa casaque d’anarchiste militant avec notamment des chansons comme « kéké style », qui raconte l’histoire des gars adeptes de la  tuning attitude. Curieusement, on remarque que le groupe pratique les petites introductions fantaisistes, tout comme certains autres que nous avions déjà chroniqués il y a quelques temps. Une tradition vosgienne ? Assez rigolo et originale la « zermi dans le 8.8 », qui est râpé pour mieux fondre dans nos oreilles et qui exprime le manque de divertissement dans le département ; en prime un petit bonus a capella en fin de cd.
Vous aller pouvoir slammer à en perdre la raison, vous faire tripoter par des jeunes chevelus en sueurs pogottants comme s’ils étaient en transe, tout en renversant la moitié de leur verre de bière dans votre cou, normal, c’est l’effet Anarchophobia !' S.R.

 

Bestial Experience : Revoilà les bûcherons vosgiens avec leur nouveau cd au titre évocateur “god baise you” et une pochette délire sur Georges w. Bush qui va très bien avec leur délire anarcho punk. Apres une démo, un 1ère album et un maxi, tout cela en une douzaine d’années, le trio nous sort une galette avec cet humour grinçant bien à eux et comportant 12 titres aussi évocateur que « kéké style », « eat your kk » ou « miss bistouri » histoire de vous situez leurs délires mais j’ai surtout accroché sur le pseudo rap « la zermi dans l’88 » dont rien que le titre parle à lui tout seul !...rires assurés. Bonne prod’ et livret simple et concis pour un groupe aux frontières musicales du punk/hardcore et aux relents thrash . Pour les amateurs de pastille des Vosges… et de bières ! Totaldeath (04/07)

 

Punk (is) For Dummies : Quand on dit "Punk", historiquement et naturellement, les mots suivants nous viennent à la bouche :
-biére
-cris, paroles incisives, haine
-vannes pourries
-contestation, critique de la société...
-concerts et production dans les caves...
Et force est de constater que parfois, ces mots laissent place à MTV2, grosses production américaine, californie, méches moches...
Heureusement, AnarchophobiA fait partie de ces groupes qui n'en sont pas arrivés là et qui gardent en tête que le PUNK c'est pas du business mais plutot une histoire de passionnés et de potes qui ont pleins de trucs à dire sur le ton de la rigolade sans jamais oublier que la satire est derriére des mots simples...
Un album intitulé "God Baise you", 51 minutes de colére, de paroles parfois décalées, 1 reprise, un trio de fous furieux qui ont tout les 3 collaborés à la musique et aux paroles, AnarchophobiA c'est une entité et un VRAI groupe soudé dans sa musique (du moins c'est ce qu'ils laissent penser avec cet album)...
Ca va à 100 à l'heure depuis Miss "Bistouri" jusqu'à "La sermi dans le 88", ça gueule au chant principal, ça gueule dans les choeurs, ça frappe vite et fort à la batterie et ça crache du gros riff du début à la fin...
On se marre sur certains titres tels que "Eat your KK", "Kéké Style" ou "La sermi dans le 88"...
On gonfle sa haine primaire (mais légitime !! ;-) ) contre Sarkozy entre autres sur "Citoyench"...
Le seul défaut et peut être au niveau des paroles critiques, si les mecs veulent être pris au sérieux ca penche trop du côté comique...De même que les titres sont parfois un peu trop proches l'un de l'autre : la faute à un chant qui n'offrent pas 5000 possibilités...
Il n'empêche que le but est atteint : si on est un peu keupon dans sa tête on les suit !
Les fans des Béruriers y verront une reprise, de même que ceux ci aimeront sans doute ce groupe...
Ca sent la sueur, l'enregistrement un peu sale mais pas trop pour bien comprendre les paroles...
Bref le vrai punk comme on en fait plus trop...et qui pourrait donner un coup de jeunes aux cds des béruriers et qui contentera largement les amoureux de ce punk/hxc...et peut être bien les autres ! Toukene

 

Les Accrocs du Metal : Une nuit, dans un laboratoire, la conscience d'une souris s'éveille. Elle se met tout à coup à réfléchir sur l'Anarchophobia ; elle se pose des questions sur la société, les valeurs humaines, la liberté et l'anarchie. Elle décide alors de s'évader de ce laboratoire où règne la terreur policière et l'enfermement de la pensée.
Sa longue cavale l'amène à New York! Elle se dit qu'elle va enfin vivre et goûter à la liberté dans ce beau pays. Et là, surprise ! elle se retrouve en pleine guerre : Brutal Punk Hardcore ! tout y passe : Dieu et Bush qui se battent pour le pouvoir suprême et lui envoient dans la gueule « God Baise You ». Ha ha ha ! comme si on pouvait baiser Dieu !
La bataille fait rage : les punks d'Anarchophobia s'en mêlent pilotant leur frêles biplans et assènent des coups de canons avec des riffs fabuleux, précis, furieux, ils ont une approche pour les descendre très au point, très technique ; hyper efficaces, ils savent mener des batailles, à coup de blast, à coup de break surprenant ! Ils ralentissent, accélèrent!... Ce n'est pas un vulgaire bataillon de troufions : ils ont certainement reçu l'enseignement des maîtres The Exploited. La petite souris ne sait plus où donner de la tête tellement c'est bon.
Et tout en observant, la petite souris commence à trouver des réponses à la superficialité de la société. Elle décide alors de revenir en France sans se faire refaire les seins ou le nez chez Miss bistouri , sans rouler dans une voiture Kéké Style. Elle décide de devenir une punk et de dire F***K à Mickey. 16/20 - Erich Zann

 

Stygmate : 'En activité intensive depuis plus d’une décennie, les quatre vosgiens bruyants de Anarchophobia viennent de sortir un nouvel album (disponible sur commande sur leur site) qui s!impose d’emblée comme celui de la mâturité. Toujours fidèles à leur credo hardcore brutal, ils ont à l’évidence gagné en efficacité, précision et impact, qu’il s’agisse des compos, du jeu des zicos ou du mix. L’'influence punk demeure, repérable autant dans les textes corrosifs (et hurlés à pleins poumons) que par la présence bienvenue d’une excellente version du classique des Bérus “Chromosone Y” , malmenée façon HxC. Les titres s’enchaînent sans une seconde de répit, créant un ensemble hypnotique et addictif. Autrement formulé, nul ne sort indemme de “God baise you”.... kronik par emA

 

Pepper Zone : 'Kronik express. Après une première demo, voici donc la premier disque de ce combo des Vosges qui nous sort pour le coup une pochette un poil abusée, mais faisant partie intégrante de la tradition « crust ». . 10 titres de crust punk meets power violence (j’épargne les deux titres un peu pathétique de fin), ça envois le pâté de A à Z. pas fin pour deux sous, mais pour gueuler son opinion, ça le fait toujours bien. Au final, bon skeud de crust…pour fans de Tragedy, Charles Bronson, et consorts…' - Punk sportif

 

Planet Metal : 'Les Anarchophobia tourne depuis 1994, imaginez donc ! Ca c'est du Punker de la veille, avec à leur actif quelques skeuds mais pas tant que ca : 'Censuré' en 97, 'Ataraxia in Vosego' en 2000 et un 'live à l'austrasique' en 2002. Ce qui est sûr, c'est que le Punk Vosgien, c'est eux ! Ces 4 gars, fans des Bérus, on trouvé leur voix et leur marque de fabrique : des paroles en francais bien sulfureuses, parfois engagées, propre au punk et une énergie musicale brutale plus proche du metal. Ca faisait un petit moment que je mettais pas mis un bon skeud de Punk dans le bouffe-cd, et là je suis servi : c'est l'agression qui commence, des coups de gueules à tout va sur une guitare bien Thrash et un chant bien goré qui rapelle parfois Misanthrope, pour la comparaison mais accompagné d'un hurleur de service.
Et ils se lachent bien les gars : de la poufiasse siliconnée dans 'Miss Bistouri', 'Tant qu'il y aura' pour nos amis les F**cs, des trucs dégueux comme 'Eat your KK', des trucs de serial killer comme 'Chromosome Y' des Bérus, 'God baise You' qui parle de la peine de Mort aux US, 'Keke Style' pour tous les fanas de Tuning, de la fumette dans 'Hedonista', 'J'en veux' qui ressemble pas mal à un morceau de Gronibard et un hommage flagrant à la vie dans les Vosges avec 'La Zermi dans l'88'et une intro aux percussions, Roots Power koi !!! Un bon détournement du Rap Style, un peu à la Fatal Bazooka, bien délire ! PS : cette piste fait 18 minutes mais y a un énorme vide pour avoir un bonus à la fin, un autre délire rien qu'à la voix , ils sont timbrés ces gars.
Bref, si vous aimé le bon Keupon Francais, ils vous faut obligatoirement vous pencher sur leur cas...' - Trashercorpse

 

French Metal : Qui a dit qu'on ne faisait que des bonbons dans les Vosges ? Anarchophobia est la preuve vivante qu'on peut aussi y faire de la musique débordante d'énergie et de second degré. Anarchophobia, un nom qui vous est sans doute familier si vous vous êtes procurés nos compilations, en effet le groupe apparaît sur "Contre vents et marées..." sortie en Février 2006 avec le titre "Tant Qu'il Y Aura..." qu'on retrouve justement sur ce "God Baise You" ! Pour vous planter le décor, Anarchophobia est un trio qui pratique un punk / HxC des plus énergiques avec des paroles en Français engagées dans la plus pure tradition "punk". Les Bérus peuvent être plus que fiers de leur héritage lorsqu'on écoute un album tel que "God Baise You", ça donne la patate, ça donne envie d'aller pogoter et ça balance sévère dans les textes, non sans une pointe d'humour que ne renierait pas Aggressive Agricultor. Les Bérus, il en est de nouveau question avec la très bonne reprise de "Chromosome Y" qui rappellera d'excellents souvenirs aux amateurs de "Macadam Massacre". Si l'Oncle Sam en prend pour son grade ("God Baise You"), les kékés n'ont qu'à bien se tenir ("Kéké Style") ! Vous l'aurez compris, cet album est à déguster, autant par ses paroles croustillantes que par ses compos survitaminées. La fin réserve son lot de surprises avec le très traditionnel "Dis Trömmeln Der Vogesen, véritable hommage aux montagnes de l'Est... et le délirant "La Zermi Dans l'88" ! On en redemande ! PeteBull - Janvier 2007

 

Zicazic : 'Il y a plus de dix ans que le bête des Vosges terrorise son monde avec une vague déferlante dans laquelle se mêlent brutal punk et hardcore mais aussi diverses sonorités qui font de la musique d’Anarchophobia un joyeux bordel cacophonique où chacun trouvera à boire, à manger ou encore à fumer … Avec plus d’une centaine de concerts à leur actif et quelques rondelles allant de la démo au maxi en passant par un premier véritable album sorti en 2000, Léo (guitare et chant), Guiom (basse) et Mignon (batterie) mais aussi leurs multiples prédécesseurs auront eu la chance de mélanger leur sueur à celle des Tagada Jones, Oberkampf, Washington Dead Cats et autres Pigalle et celle de figurer sur diverses compiles punk et metal. Réduit à la formule power trio, Anarchophobia tire une fois de plus profit de la situation et se lance bille en tête dans un nouveau projet : « God baise you » ! Pas de concession, pas de limite, Anarchophobia crache à la face du monde son gros punk rock dans la langue de Molière avec un engagement sans cesse répété, tirant à boulets rouges sur ce qui le choque, de préférence sur les dirigeants internationaux, sur les prédicateurs d’un très utopique nouvel ordre mondial et sur les méthodes douteuses utilisées pour y arriver. Par chance, le trio reste très terre à terre pour ses textes et au lieu de nous servir une potion engagée trop indigeste, il a le trait d’esprit d’y associer des passages d’un humour parfois douteux mais bel et bien présent. On erre donc de la chirurgie esthétique de « Miss Bistouri » à l’épisode déliro-rap de « La zermi dans l’88 » en traversant une étape scato, une exécution capitale et quelques divagations du genre « Kéké Style » et on s’en met plein les oreilles avec un style qui n’est pas sans rappeler The Exploited décliné dans une version hardcore. Au rayon des bonnes surprises, on citera la relecture du « Chromosome Y » des Béru qui scotche littéralement aux amplis et qui complète de manière très sympathique une rondelle qui sent bon le souffre et l’herbe enivrante des pâturages vosgiens. Les plus patients se gausseront d’une ghost track inattendue servie a-capela qui ponctue l’ouvrage et s’amuseront d’un album qui parvient à en dire beaucoup sans trop en faire … A la bonne votre !' Fred Delforge

 

La Part d'Ombre : 'Ouille ouille ouille... Là où le punk de EXPLOITED époque 'Beat the bastards' croise la tendance hardcore s'insère ANARCHOPHOBIA et son punk/HxC tout ce qui a de plus vindicatif. Amateurs de giclées de sueurs, de pogos douloureux et de farouches protestations anarchiques 'God baise you' va vous mettre le feu aux couilles finissant cette épilation intégrale que vous n'osiez jusque là faire ! Energique, virulent même, engagé pour sonner des plus enragés, déchaîné au point d'amener les rhumatismes plus vite qu'il ne faudrait, le retour de ces Vosgiens n'est pas prêt de se faire dans la délicatesse d'un bal musette. D'autant que le trio manipule avec franchise un son bien métal nous matraquant pire qu'un C.R.S. lunatique les cervicales à coups de gros riffs, de basse tantôt slappée et d'une batterie qui a certainement du finir en soins intensifs. Les textes ont pour leur part tout plaisir à être partagés, gueulés masochistement et en duo en Français qu'on passe de la chirurgie esthétique à la scatophilie en n'omettant par des sujets de révoltes relatifs au mouvement punk. Des surprises cet album n'en manquera également pas ! Avec la reprise des BERU 'Chromosome Y' version 'coincé entre les essieux et le bitume sur autoroute à 230 à l'heure' mais aussi la 11ème plage entièrement réalisée en percus au son puissant et aux airs tribaux à la Taiko (art tribal Japonais). Et pour finir le dérisoire et excellent 'La zermi dans l'88' (prononcer huit-huit) au rap posquaille des plus délirants ! Avec un artwork pour sa part donnant libre lecture à tout textes, une pochette des plus franches et sympathiques et une production qui n'aura que seul défaut de vous faire renouveler régulièrement vos enceintes bah qu'ajouter sinon achetez ce foutu de dieu bon album qui vaut le coup et poussez l'écoute jusqu'au bout où vous y trouverez une petite surprise a capella ;)  

 

Metal Bible : 'Il y a quelques temps de celà, je vous présentais les Vosgiens d' ANARCHOPHOBIA. A cette époque, il s' agissait de quatre fous furieux simples et ouverts, qui nous pondaient une musique mutante; un croisement entre le PUNK, le HARDCORE et du BRUTAL. Si le style musical n' a pas changé et ne manque pas d' énergie, nos quatres lurons semblent maintenant se retrouver simplement à trois. Avec déjà une carrière d' une dizaine d' année, c' est avec plaisir que nous découvrons leur nouvel album ' God Baise You '. Côté musique, la prédominence HARDCORE BRUTAL n' est pas à nier. Les paroles quand à elles ont l' avantage d' être en français et sont dans le plus pur style BERURIER NOIR, avec son lot d' ironie sur des sujets d' actualité (Il n' y a qu' à voir la pochette). Miss Bistouri (Boucherie/Chirurgie) est une critique de la chirurgie esthétique à outrance devenu presque une mode et qui est pratiquée comme on va faire ses courses (chez le boucher par exemple). 'Tant Qu' il Y Aura' et 'Break The Law' (qui n' est absolument pas chanté en Anglais) sont deux thèmes cher à tout Anarchiste convaincu et traite de l' abus judiciaire et pénal. 'Eat Your KK' est plutot à prendre comme un morceau comique mais on peut effectivement se demander ce qu' il y a dans nos assiettes parfois (L' intro du morceau est particulierement hilarante). 'Chromosome Y' est une reprise du fameux groupe BERURIER NOIR et que je préfère dans cette version bien plus énergique. 'God Baise You' est une réflexion sur la peine de mort et fera vite penser à des films comme 'La ligne Verte' par exemple. 'Kéké Style' traite de ces individus qui passent leur temps dans les boites à la mode et qui sont fondus dans le moule de la bouffonerie. 'Citoyench' donne une vision politique de la pensée 'Anarchophobienne'. 'Hedonistia' et 'J'en veux' sont des morceaux dans le plus pur style 'Sex, Drugs And Anarchopunkroll'. 'Die Trommeln Der Vogesen' est un petit passage instrumental en guise d' introduction à un titre qui passera pas inaperçu.. 'La Zermi Dans L' 88'. Un morceau à consonnance RAP, qui traite avec humour d' une région paumée et de pauvres âmes perdues dans la campagne à la recherche d' un semblant de civilisation (Ca se voit que vous connaissez pas l' Ariège les mecs !!!). Petit détail, ne prononcez pas le '88', quatre vingt huit, mais tout simplement 'huit, huit'. Ce morceau conclu donc 'God Baise You' et devrait ravir les fans des BERURIER NOIR. L' énergie manque pas, l' humour non plus, mais ne cherchez toutefois pas de parties solos ou de break dans le plus pur style HEAVY. Voyez plutot un compromis entre du GRIND de base avec du PUNK. Si vous voulez en savoir plus je vous conseille leur site officiel... En tout cas merci messieurs pour ces bons moments et j' espère que vous retrouverez bien vite ce que vous avez perdu dans la neige.'

INTERVIEW :

1. Depuis notre dernière interview, le groupe semble s' être réduit, peux tu nous raconter ce qui s' est passé depuis ?
Oui effectivement, nous ne sommes plus que 3. C'est Dams, second gratteux, qui a quitté le groupe en début d'année. On a décidé de ne pas recruter une autre personne, mais de continuer en trio vu qu'on a déjà tourné comme ça et que ma foi, ça tourne bien ! Bref, on a donc enregistré l'album avec cette formation actuelle.

2. BERURIER NOIR semble avoir une grande importance pour vous, d'une part par la reprise des textes CHROMOSOME Y ' et par votre style de paroles, quelle place tiennent t' ils vraiment dans vos influences ?
Oui, personnellement j'ai toujours été fan des bérus et quelque part c'est lorsque que j'ai commencé à écouter que j'ai voulu faire de la zic. Et même, c'est comme ça qu'on a commencé avec notre ancien bassiste, en faisant des reprises des bérus ! C'est donc normal que nos styles de paroles soient influencées. Mais bon, c'est assez léger comme influence, surtout niveau zic, rien à voir ! Mais c'est vrai qu'à chaque album on aime bien faire un petit hommage aux bérus en adaptant un de leur morceau.


3. La chirurgie esthétique c' est quelque chose qui vous dégoûte, ou c' est plutôt l' abus de son utilisation ?
L'abus de son utilisation nous dégoûte. Disons que tout ce qui est
esthétique on s'en tape un peu quoi. D'ailleurs ça veut dire quoi esthétique ? C'est quelque chose qui est beau, ok, mais selon quelles normes ? C'est très subjectif, sauf si la norme de beauté pour le corps c'est la société qui la fixe. Et c'est effectivement le cas ! Donc je trouve ça pitoyable d'obéir à ce système de normes. Mais bon, y'a tellement de choses à dire sur ce sujet que je pourrais t'écrire un petit recueil ! Bon en gros faut pas abuser quoi, y'a le côté médical et le côté esthétique quoi. Les nanas qui n'ont que ce but dans la vie, se refaire ci, se refaire ça, ben c'est misérable.

4. D' où vous est venu le concept musical de ' ..La Zermi.. dans l' 88 ' ?
Ah ça ! C'est tout simplement un clin d'oeil à notre département que nous adorons, les Vosges. On a tapé un délire quand on était en studio, un soir, on s'est mis à écrire un texte complètement débile, l'histoire d'un bande de lascards de Paname qui débarque dans les Vosges avec obligation d'y rester ! Bon, c'est comme d'hab, c'est notre touche, comme on avait écrit « Dins lès Vôsges » sur un album précédent.

 5. C' est si terrible que ça dans les Vosges ?
Ben justement non, bien au contraire ! C'est le bonheur dans les Vosges, sinon on se prendrait pas la tête à faire des morceaux dessus à chaque fois ! Sérieux, y'a du bon air, des montagnes, les teufs dans les chalets tout au fond des forêts, bref, c'est le bonheur .

 6. ' Eat Your KK ' doit être interprété de quelle manière ?
Eh bien, si tu l'interprètes au premier degré, je ne peux te souhaiter qu'un bon appétit ! Par contre, si tu creuses un peu le truc, c'est un morceau sur la mal bouffe, une spéciale dédicace à notre casseur de merde donalds national !

 7. Le coté anarchiste et la critique de la société est souvent mise en avant, que faites vous pour échapper au systeme ?
Oui c'est vrai, on a toujours prôné l'anarchie. Après pour ma part, au fil des années, je l'ai de plus en plus considéré comme une douce utopie mais que j'affectionne toujours autant ! Et pour échapper à la société ? A vrai dire il est très difficile d'en échapper. Mais on peut la fuir pour un temps, en s'exprimant, et nous en l'occurrence, c'est sur scène qu'on lui fait un pied de nez !

 8. Que veut dire ' Die Trommeln Der Vosgesen ' ?
Les tambours des Vosges ! Tu vois, on en revient encore aux Vosges ! Pour dire qu'on est fan ! Bref, c'est une compo percu, tout simplement ! Les tambours qui résonnent du fin fond des forêts vosgiennes !

 9. Au bout de dix ans de carrière comment sentez vous votre évolution musicale, plus PUNK ou plus METAL BRUTAL ?
Bon. Disons qu'au début de la création du groupe, on était Punk à fond, avec les crêtes et tout et tout. Et d'années en années, les influences se faisant de plus en plus metal, la zic a évolué pour un style plus metal, plus HxC. Mais justement, l'originalité du groupe, c'est qu'on a gardé des séquelles de ces années Punk. Les textes sont toujours chantés en français, incisifs et dénonciateurs et notre état d'esprit idem. Punk's not dead !


 10. Comment c' est passe le choix et le concept de la cover ?
Pour le choix, il est en partie dû au titre d'un de nos morceaux « God baise you ». On tenait à ce que ce soit le nom de l'album et le mettre en image. C'est un sujet qui nous tenait particulièrement à cour. C'est Pastaguus qui a réalisé le dessin et c'est Séb, notre ancien bassiste qui s'est chargé de l'infographie.

 11. Quel est le titre qui vous a apporté le plus de plaisir à jouer concernant ' God Baise You ' ?
Pour ma part, « Kéké style »

 12. Quelques concerts de prévus pour la promo ?
Oui, carrément. On vient de terminer la tournée, on a fait une bonne dizaine de dates au mois de novembre 2006. On a joué en Bretagne, en Belgique, au Lux, en Savoie, en Suisse.

 13. Voilà, merci pour ce bon moment passé avec ANARCHOPHOBIA et ' God Baise You ', je vous laisse le mot de la fin et au passage, avez vous retrouvé ce que vous avez perdu dans la neige ?
Ah, ah ! Bonne question, ben figure toi que ça nous est déjà arrivé ! C'est donc basé sur des faits réels.

 

Metalland : Voila de quoi ravir les fans de punk aux textes fracassants et par moment brut de brut genre 1er degré sans fioritures. Pour la musique on notera l'envie et la rage avec un zeste de métal version plutôt grind. Il n'est donc point étonnant de voir qu'Anarchophobia (quel joli nom aux sonorités bien plaisantes!!!) écume l'Est et largement les alentours depuis 1997 avec une énergie débordante et communicative qui à la fin du CD nous donnerait envie de cracher sur pas mal de choses, voir de se lancer dans un bon vieux pogo de derrière les fagots. Et puis au passage on aura abordé la chirurgie esthétique, les contrôles de police, les Vosges, les boulets, les rêves, l'alimentation sans oublier la politique du nain qui brigue le rôle de président. Et pour finir sur une note joyeuse, on aura un peu de rap pour parler des Vosges (ce qui pourrait faire un tube non) et un excellent acoustique digne des Tambours Des Vosges, sans oublier la chanson pirate!

 

Ultra Rock : Nous sommes nombreux sur terre à nous lever chaque matin pour vivre bêtement sans penser à demain et pourtant certain semblent venir d'autre part! Et oui, sur la planète d'ANARCHOPHOBIA, on sort des clichés monotones que parfois la musique nous assomme.
Une fois de plus, avec God baise you, ANARCHOPHOBIA nous embarque dans un univers complètement déjanté, politiquement incorrect et c'est avec beaucoup d'humour que le trio Vosgien traite de sujets relatifs à notre société sur un ton de cynisme et de dérision et c'est justement ce que l'on peut apprécier avec ce nouvel opus. On est mort de rire du début à la fin et bien que parfois répétitive, la musique reste néanmoins très pro, les riffs basse/guitare sont bien carrés. Le groupe sait maîtriser les enchaînements trash, punk, hard-core parfois grind (Hedonista), (j'enveux), bref du bon métal délirant à écouter entre potes.
12 morceaux se succèdent ainsi multipliant compositions super entraînantes, pas du genre je m'assois et j'écoute mais plutôt du genre je pogote, je picole (avec modération) et je rigole.
On peut au passage saluer le dessinateur de la pochette, celle-ci reflétant assez bien l'univers atypique d'ANARCHOPHOBIA.
Avec cet album, la meute confirme son aisance à mêler rythmiques diaboliques et saccadées avec des textes hilarants et engagés, à ne pas laisser entre les mains de n'importe quel "kéké".
Bref, le son est bon et on ne remerciera jamais assez ANARCHOPOHOBIA de nous faire tant rigoler dans ce monde insensé !
A consommer sans modération car "tant qu'il y aura" des… on pourra s'en amuser grâce à ANARCHOPHOBIA. Julie

 

INTERVIEWS :

Punk Society : Présentez nous le groupe...

Alors, AnarchophobiA s’est formé officiellement en 1995. En effet à la base, on s’appelait « Block H », un groupe bien keupon style « Metal urbain » et « Bérurier noir ». Ouais, bien keupon, la preuve, le groupe était composé de moi (Léo) à la gratte et de Séb au chant. Bref, on avait une petite boîte à rythme et on composait en 3 accords, bien primaire quoi ! (Rires) Enfin bref, un jour on s’est dit que ça serait quand même cool d’évoluer un peu alors, comme on connaissait de peu un mec qui s’était acheté une basse, on lui a demandé s’il voulait faire ses premiers accords avec nous et donc, Maï (premier bassiste donc) accepta. Bref, pour faire un truc de carré, il nous manquait aussi un batteur… Gnon, un vieux pote de Séb rejoint le groupe. AnarchophobiA est né fin 1995. Voilà… On a commencé cash à faire des concerts avec des compos bien, bien punk, Gnon avait la crête, moi aussi, Maï les cheveux verts, bref, à chaque fois qu’on faisait un concert, c’était l’ambiance ! Séb qui se roulait par terre, moi qui démontais la batterie à Gnon en jouant, Maï qui essayait de tenir le rythme tant bien que mal avec la figure toute verte et toujours à 2 doigts de gerber, bref, c’était Punk, c’était cool, c’était nos premières années ! (rires). En 1997 ou 1998 , je sais plus exactement, on a enregistré une démo à « Hibou Promotion » à Saint Diè (88). On a passé une semaine en studio, c’était l’orgie, mais bon, on a quand même enregistré (rires). Bon, je passe, je m’égare là ! lol. Bref, on a joué un peu partout, c’était l’orgie à chaque fois et d’années en années, on évoluait un peu vers le metal, c’est ce qu’on a appelé par la suite le « Punk Dead Wood ». Fin 1999, Maï, le bassite décide de quitter le groupe. Le groupe est resté en stand by à ce moment là. En 2000, Moi, Séb et Gnon, on se retrouve… Séb prend la basse et les choeurs, moi je reste à la gratte et je prends le chant et Gnon à la batterie et aux chœurs. On enregistre « Ataraxia in Vosego » et on continue à trois et ma foi, ça dépotait encore plus qu’avant ! (rires). Bref, on continue à tourner aux 4 coins du grand est. C’est en 2002 qu’on enregistre un live à l’Austrasique (salle de concerts de Nancy). Et c’est cette même année que Dam’s rejoint le groupe en tant que second guitariste. Bref, le son est beaucoup plus lourd, des riiffs un peu plus travaillé mais l’esprit Punk est bel et bien toujours présent avec des tempos qui lui sont propres et des textes bien réac’ chantés bien entendu en français…etc. Ce qui nous donne au style final et actuel : « Brutal Punk HxC » Bref, en 2004, Séb rejoint la capitale pour des raisons professionnelles et ne peut plus assurer l’ensemble des concerts. C’est donc Guiom qui le remplace à son poste. Ouah, la présentation ! (Rires). C’est quand même dur de résumer presque 10 ans de sa vie…

Pourquoi Anarchophobia ?

AnarchophobiA pour résumer la pensée du quidam… (Rires). Aucun jeu de mot avec Arachnophobie au passage, hein ?! (rires). Non, ça n’a rien à voir. Anarcho Phobia signifie la peur de l’Anarchie. Nous avons décidé de nous appeler ainsi en rapport comme je le disais à la pensée et à l’état d’esprit de la quasi-totalité des français qui flippent tous devant l’anarchie… Voilà… C’est simple non ?! (Rires). On voulait que le nom du groupe reflète à la fois notre état d’esprit et celui des français, et fasse réfléchir sans trop se triturer le cerveau non plus… (Rires) Bon, c’est sûr, maintenant c’est la mode des noms de groupes phonétiques… ça sonne bien à la prononciation mais ça veux rien dire !!! C’est nul, j’aime pas perso… Mais bon, y’a des limites aussi, c’est vrai qu’il y a des noms de groupes imprononçable aussi ! (Rires).

Comment définissez vous exactement Anarchophobia ?

Des compos simples et extrêmement efficaces ! Une grosse énergie sur scène, des coups de gueules en live, un groupe qui n’a pas peur de balancer et de dire ce qu’il pense, un groupe réac’ qui ne tombe pas dans les clichés des styles musicaux programmés, le mélange musical et surtout un groupe qui n’a jamais choppé le melon, qui sait rester simple ! Peut être aussi un manque certain de reconnaissance… Mais bon, ça c’est les mauvaises langues et on en connaît !!! (Rires).

Vous avez jouez avec des groupes comme Tagada Jones, Flying Donuts etc... et vous êtes à l'actif de 90 concerts... Oula ! Alors sa fait quoi ?

Euh, perso, pour les groupes, ben ça me fait strictement rien ! (Rires). D’autant plus que pour les Flying, par exemple, on a joué avec eux quand ils avaient encore des boutons sur la gueule ! (Rires) Non sérieux, on devait avoir 18/19ans tout au plus quand on jouait ensemble. Là où j’ai eu le plus de… comment dire, respect on va dire, c’est pour le groupe Pigalle et notamment François, le chanteur qui est un gars de simple et très sympa… On a bouffé des andouilles avec lui au Val d’Ajol après le concert ! (Rires). Sinon, en général, les groupes qu’on croise savent rester simple… Et pour les 90 concerts, enfin plutôt 100 maintenant et encore je les compte pas tous, ben c’est correct je trouve… Mais oui c’est quand même vrai qu’on a maintenant une réputation de routards…

Votre troisième album a reçu de très bonnes critiques (voir excellentes) je suppose que sa vous pousse a continuer ?

Oui, c’est certain d’autant plus que le son laisse à désirer, c’est quand même une prise live. C’est pour ça, on imagine toujours ce que ça pourrait donner avec un son pro et on fantasme parce qu’on est encore pas prêt pour vendre nos reins, alors la thune, tintin ! (.rires) Ce qui nous pousse surtout à continuer, c’est une certaine reconnaissance de gens qui aiment ce qu’on fait, notre état d’esprit…etc. Quand on regarde les stats sur notre site, on s’aperçoit qu’il y a des gens des 4 coins de la France et même de l’étranger qui passe dessus ! Il y a aussi les après concerts où les gens viennent nous féliciter et nous remercier, ça fait toujours plaisir ! Mais pour ma part, du temps que j’entendrais toujours chanter et reprendre en chœurs nos compos, je continuerai… Ouais c’est clair, la reconnaissance du public c’est quand même une putain de motivation ! Même s’il y a aussi les mauvaises langues… Mais bon, à part quelques organisateurs qui nous on prit en grippe et des blaireaux qui n’ont que la performance musicale à la bouche, tout va bien !

D'autres projet pour bientôt ?

Des concerts, de nouvelles compos et pourquoi pas un nouvel enregistrement à la clés ?! Dans l’immédiat, une compil qui va bientôt sortir et de nouveaux t-shirts encore plus déjantés que les précédents ! (Rires).

Le groupe existe depuis 1995, quel est votre meilleur souvenir durant cette histoire ?

Putain ! Des bons souvenirs on en a à la pelle ! Que choisir ?! Peut être une jambe cassée dans un festival lors de notre prestation ? (Rires) Ou alors la fois ou Maï s’est tapé une insolation en plein concert ? Ou bien plutôt la fois où on est arrivé à 300 bornes de chez nous pour un concert et que là le bon Maï nous dit qu’il a oublié sa basse ? La fois où pendant un concert un gars a débarqué à poil dans un cercueil avec un casque de pompier (c’était pour un enterrement de vie de garçon) ? Non, sérieux, je peux pas choisir, on en a tellement !

Votre pire souvenir ?

Eh bien figure toi qu’il date pas de si longtemps ! On devait jouer au Zenith de Nancy pour un soir disant bon gros festoch organisé par l’asso « Léz’ards français ». Bref, arrivé sur le site, pas d’organisation, pas de régisseur plateau, retard de 3 heures, personne pour nous donner les directives, on a poireauté là jusqu’à 5 h du mat’, on était pas les seuls et tout ça pour nous dire enfin que y’avait plus moyen de jouer !!! On est monté sur scène et on a tapé une gueulante en live ! Bon y’a des groupes sympas qui on réduit leur set pour essayer de rattraper le retard comme Uncommonmenfrommars (tiens au passage, quand je parlais des noms de groupe, essaie le de dire en une fois sans accrocher lol), mais bon, la plupart des autres groupes, c’était œil pour œil, dents pour dents ! Ange se sont tapés pas loin de 2 heures de set ! Pfff, sérieux, ça ça m’énerve…. Ca a de beaux discours, mais en actes, plus personne ! Déjà que la solidarité est inexistante, alors si en plus dans le milieu musical c’est pareil, ça craint…

Un dernier mot pour tous vos fans ?

Putain, mais qu’est-ce que vous pouvez bien apprécier dans AnarchophobiA. Sérieux ça craint, ils ont un son pourri, ils font pas de solo, ils sont juste carré et on comprend rien à ce que dit le chanteur… Non séreux, merci à tous vous êtes géniaux !!! Pour les autres, allez vous faire en….. ! Dans la plus grande simplicité d’AnarchophobiA… (Sourire).

Maintenant, instant libre dites ce que vous avez a dire ...

Les goûts n’ont pas à se défendre ! Ce n’est pas de nous, c’est de Tagada Jones, mais c’est si vrai ! Je continuerai en disait tout simple que la critique est aisée mais que l’art est difficile et qu’effectivement, tous les goûts sont dans la nature ! Alors merci à tous ceux qui nous soutienne et qui apprécie ce qu’on fait et je sais que vous êtes nombreux ! Merci à tous, on se retrouvera !

 

Metal Bible : "Groupe à forte influences Punk qui se prends pas la grosse tete malgres une bonne discographie. Personnellement, ayant toujours ete un adepte d' EXPLOITED et des BERU, je trouve le style excellent ! En plus, ils chantent en français, alors pour quoi se priver ?"

 

1. Pouvez vous faire la présentation du groupe ?

Ok, mais je vais faire synthétique vu que ça risque d’être assez long… Eh oui, on a fêté nos 10 ans le mois d’octobre dernier.  Donc, AnarchophobiA, 4 zicos, formation classique (Gratte/batterie/basse/chant, gratte). On s’est donc formé en 1995. De la formation d’origine on est plus que 2 (moi, Léo : chant/guitare et Mignon : batterie).

 
2. De quelle région etes vous ?

De lorraine ! Dans les Vosges. Le 88 ! À La Bresse plus exactement… au pied des pistes ! (rires)

 
3. Quel type de Metal jouez vous ?

Je ne sais pas si on peut classer notre style dans la grande famille du Metal, c’est d’ailleurs super vaste comme terme « Metal » ! Bref, parce qu’il faut toujours se donner une étiquette, nous on fait du « Brutal Punk HxC ». AnarchophobiA à la base, c’était un groupe de keupons et au fil du temps on s’est brutalisé et Hardcorisé (rires). Toujours en gardant une base « Punk » ne serait-ce dans les paroles (en français) et l’état d’esprit du groupe.

 
4. Quelles sont vos influences ?

Pouah, plein, plein. Disons que chaque membre du groupe a ses propres influences, ne serait-ce par ce que chacun écoute. Bon pour ma part, ça serait Exploited, Disrupt, Akuma, Banlieue rouge, les Bérus, Tagada Jones, L’EDC, Pantera, Biohazard, Black Bomb Aï, force fed… etc. J’en profite pour faire de la pub à des potes comme ça (rires) Et etc. !!!!

 
5. Vivez vous de votre musique ?

Non, mais on aimerait bien, mais très peu en vive !

 
6. Que pensez vous des " stars préfabriquées " issues des " Star academy " et autre " Pop star " ?

Euh, je ne sais pas si elle était nécessaire cette question ! (Rires) C’est comme si tu demandais à un pédophile s’il aime les enfants ! (Rires). J’espère qu’au moins y’a pas des groupes qui ont répondu positivement à cette question ! (Rires).


7. De quels sujets traitent vos chansons ?

Tiens, justement des stars préfabriquées (rires). Du racisme, chirurgie Esthétique, politique, tolérance, l’anarchie, l’utopie, le caca, la mal bouffe, les USA… Bah, des trucs classiques de révoltés quoi (rires).

 
8. Que pensez vous de la diffusion du Metal en France et de sa médiatisation ?

Eh bien figure toi, perso je trouve qu’il y a une nette évolution ! Non, sérieux, quand j’ai commencé à faire de la zic en 1995 donc, dans mon bled, y’avait pas beaucoup de petits groupes de jeunes comme maintenant. Bref, je trouve que ces dernières années y’en a plein qui éclosent à droite et à gauche. Les styles sont également très divers ne serait ce qu’au sein même de la famille « Metal ». Les groupes sont donc de plus en plus nombreux. Et mon point de vue est paradoxal. Effectivement c’est très bien pour la scène Metal française mais se pose alors maintenant le problème de l’offre et la demande… En effet, vu le nombre considérable de groupe Metal en France qui augmente encore et encore, les structures pour les accueillir (salles de concerts, assoc, bars… etc.) n’augmentent pas à la même vitesse même si je reconnais qu’il y a pas mal de gens de bonne volonté qui se bougent le cul pour organiser des concerts, bah, y’a pas de place pour tout le monde… C’est le jeu de la sélection, c’est ça qui est un peu dommage. Tu vas me dire, il y a aussi les squattes et les concerts sauvages et ça, c’est sympa aussi. Mais une bonne salle de temps en temps, bah ça ne fait pas de mal non plus (rires).

 

9. Pensez vous que la langue française soit un obstacle?

Un obstacle pour quoi ?!  Non, bien au contraire, à moins que tu veuilles percer aux states, bah je trouve que c’est très bien de chanter en français. La preuve on le fait ! Bordel, c’est vrai, quand on a quelque chose à dire, tant qu’à faire, le dire en musique et dans sa langue maternelle ! C’est vrai il y a beaucoup de groupes Metal français qui chantent en anglais… ça deviendra bientôt original de chanter en français ?!!

 
10. Le " peer to peer " est il un danger pour les artistes ?

Bah, pour ma part, je trouve ça cool que nos morceaux circulent et soient échangés sur le Net. Bon après c’est vrai que quand tu vis de ta musique, ce n’est pas forcément la même chose !

 
11. Quel est le titre que vous préférez jouer ?

En général les nouveaux, même si on prend pas mal de plaisir à jouer certain vieux morceaux qui mettent toujours autant le feu ! (rires).

 
12. Lors de vos divers gigs quel est le groupe qui vous a le plus marqué et pourquoi ?

Gigs ! Tu ne peux pas dire « concerts » ?! (rires). Pouah, alors là, je vais te dire, on s’est déjà tapé pas mal de concerts (plus de 100) et on a par conséquent croisé pas mal de groupes sur notre route. Donc on s’est le mieux entendu avec des groupes qui ne se prennent pas la tête, qu’on pas le melon quoi (rires). Mais bon, c’est vrai que dès fois tu peux te permettre d’avoir le melon, enfin ça n’excuse pas, mais bon, ça légitime plus quoi (rires). Style Ange, nous ont bien cassé les couilles les gars, mais comme comme je te e dit, ils ont de la bouteille…  Alors quand c’est des petits groupes locaux qui commencent à se la péter « pro » bah là tu délires… Sinon on a bien trippé avec Tagada Jones, L’EDC, Force Fed, Pigalle, Oberkampf, UMFM, bah et pis plein d’autres, des potes quoi : Division Est, Dob, Hachoir… etc.


13. Combien de répétitions faites vous par semaine ?

Une si ce n’est dès fois aucune (rires). Nous sommes très lents et paresseux généralement (rires). Enfin bon, je parle pas spécialement pour moi (rires).

 

14. Quels sont vos projets d’avenir ?

Bah dans l’immédiat on va se refaire des concerts en Suisse et une petite tournée en Belgique et quelques concerts en France, comme d’hab. quoi. Sinon, on va enregistrer un nouvel album qui s’intitulera « God baise you ». Style pour le mois d’août ça serait bien, mais bon… (rires).

 
15. Quel est le fait de société qui vous a le plus marque ces derniers temps ?

Perso, très récemment, l’instauration du couvre feu. Aberrant ! Sinon la grippe Aviaire,  ça craint…


16. Votre groupe français préfère du moment ?

Euh…. Aucun.

 
17. Peut-être un scoop avant de conclure ?

Euh… Non.


18. Si vous deviez dire un dernier mot, comme mot de fin, se serait ?

Merci.

 

"Voilà, comme vous avez pu le constater la bonne humeur et la simplicite sont de mise chez ANARCHOPHOBIA. On se donne donc rendez vous pour votre prochain album !"