Chroniques d' "Austrasique" (2002)

Waste of Sarael  : "Vindicatif, énergique, puissant, engagé... Tels sont, entre autres, les ingrédients nécessaires à l'élaboration d'un bon album de Punk HxC, et force est de constater que tous ces éléments sont regroupés avec succès sur ce bon petit Live (qui d'ailleurs n'y ressemble pas vraiment, tant la foule semble silencieuse entre les chansons...). Les grattes rugissent et le batteur martèle ses fûts comme un damné... Bref, toute l'énergie que dégage ce disque vous donnera bien vite envie de dodeliner de la tête, ou, au pire, de vous lever pour pogoter tel un keupon furieux...
Oi! Oi! Oi!, que voilà un bon disque de punk remuant et bondissant qui assène ses messages à grands coups de vocaux rauques et de backing vocals ingénieuses... Bref, si vous avez envie de vous changer les idées avec un peu de HxC francophone et bien senti, pensez à Anarchophobia !"

 

 

Scènes ouvertes : "Anarchophobia est un quatuor (seulement un trio sur ce skeud) vosgien qui roule sa bosse depuis quelques années déjà, et ce live dans la salle nancéienne est la troisième production du groupe... Leur bio les annonce comme évoluant dans du brutal punk hardcore... Et il est bien difficile de mieux définir le style du groupe... Brutal pour les passages lourds très metals, punk pour les paroles très engagées (en français) et la vitesse d'exécution, et hardcore pour les nombreux breaks et changement de tempo qui parsèment les compos du groupe.... Les compos, justement.... Les fans des trois styles pré-cités trouveront certainement leur compte dans les 6 morceaux présents, car de plus, loin de mixer bêtement leurs influences, Anarchophobia y apporte sa touche personnelle, avec des riffs originaux, une basse parfois slapo-sautillante, le dernier morceau-délire... On pourra regretter malgré tout le côté un peu répétitif des morceaux et de la voix, qui empêche peut-être le groupe d'élargir un peu son auditoire... Pareil pour les paroles, on aime ou on aime pas... Mais rien de bien grave dans tout ça, le groupe a son identité propre, il joue très très bien, et les adeptes de hardcore metal sauront apprécier et secoueront la tête à coup sûr !!"
Notes : Technique 05/05 Talents de composition 04/05 Originalité 04/05 Harmonie d’ensemble 04/05 Note Subjective 03/05 Note globale 04/05. Playlist 1/ Anarchycha Utopia 2/ Moi en lettres majuscules 3/ Zonzon (le maton) 4/ Eat your KK 5/ Je veux être ton chien 6/ Dins lès Vôsges 2000dieux !

 

Pepper zone : "Anarchophobia, une phobie du mode de pensé keupon ? On n’en saura pas plus sur le nom de ce groupe français issu des vosges. En revanche, leur demo live, dont on a pas trop senti l’effet live pour tout dire, est bien furieuse et réveillerons les ardeurs des plus mous d’entre vous. Articulé autour d’un batteur qui castagne et qui ne doit pas être anorexique, le quatuor s’amuse à varier les styles tels le Punk, le HxC, le Grind ou le metal. Un mix qui rappelle un savant mélange de Biohazard et de Pantera, qui n’est pas pour déplaire nos pauvres cerveaux rongés par les watts. Le son est roots (demo oblige) mais le groupe met du cœur à l’ouvrage pour faire headbanger tout le monde. C’est l’essentiel…" //Punk sportif.

 

 

Ramdam :"Subtile anagramme d'Arachnophobia (ou pure coïncidence ?), Anarchophobia distille depuis 1995 ce qu'ils définissent eux-mêmes comme du Brutal Punk-Hardcore. Quatrième production de ce groupe français, originaire des Vosges, "Live à l'Austrasique" a été, comme son nom l'indique, enregistré lors d'un concert dans un club de Nancy. Les présentations étant faites, attardons-nous maintenant sur ce qui nous intéresse: la musique !
Ce qui frappe à la première écoute de ce mini-album 6 titres, c'est l'énorme influence du métal et du hardcore dans le son et les compositions du groupe. Même si leurs racines s'ancrent clairement dans le punk-rock, la lourdeur des guitares et l'utilisation quasi systématique de la double-pédale sont tout droit héritées de groupes comme Sepultura ou Pantera.
La musique du groupe mêle de façon assez cohérente les riffs punk caractéristiques, rapides, concis et directs avec des passages beaucoup plus lourds et syncopés, le tout étant soutenu par une batterie s'inspirant sans aucun complexe de la scène grind et death-métal, où grosse caisse et caisse claire sont martelées de façon chirurgicale. En effet, le batteur impressionne par son endurance et sa précision qui apporte un côté technique bienvenu à certains riffs de guitare un peu simplistes. "Anarchyca Utopia" est particulièrement illustratif de cette tendance.

La 2e plage du disque, "Moi en lettres majuscules" alterne quant à elle passages punk traditionnels, riffs lourds étouffés et surprend là où on ne l'attend pas en proposant des envolées funky où la basse slapée s'en donne à coeur joie. De nouveau, la batterie impressionne, changeant de registre avec une facilité déconcertante. Le chant, en français, est assez grave et crache ses mots tels des slogans hurlés en temps de révolution.

"Zonzon (le maton)" fait la part belle aux riffs syncopés et aux rythmiques dansantes, que n'aurait pas reniés Prong. Les deux morceaux suivants proposent un punk-métal somme toute assez classique, sans grande originalité mais, il faut l'avouer, très bien exécuté.

Enfin, nous terminerons en affirmant que le groupe ne manque certainement pas d'humour. En témoigne la dernière plage du mini-cd, une chanson de bal-musette agrémentée de quelques accords distordus ! A noter le son de bonne qualité pour un disque enregistré enconcert.

On pourrait reprocher à Anarchophobia son manque d'originalité et il est vraiment dommage que le groupe n'utilise pas ses qualités techniques plus qu'honorables pour produire une musique s'échappant un peu plus des sentiers battus. Partie remise à la prochaine sortie ?" Michel Onderbeke

 

 

Punk society : "Si tu aime le méchant punk avec un bon gros fond de double pédale, alors Anarchophobia et pour toi !
On commence tout d’abord par « Anarchyca Utopia », bon son de guitare et puis la rafale de double pédale commence pour nous laissez place à un pur Anarchophobia. Texte engagé, voir anarchiste, Anarchophobia ne nous decois pas, loin de la !
Ensuite vient le live « Abbas » ou en les écoutant tout serait a abattre ! Chanson pour le droit à la dignité !
Morceau choisi suivant, « Moi en lettres majuscules », on commence tout d’abord par du musical, rien de tels pour nous remettre du bon live d’avant. Et pourtant a peine eu-je le temps de le dire que c’est repartis ! Et c’est pas la de s’arrêté notamment avec un autre live intitulé « Chromosome Y », un bon chant bien bourrin avec une bonne double en fond. Que demander de plus?! ANARCHOPHOBIA !"

 

 

God Saves the Rock : "Ils se définissent comme un groupe de brutal punk hardcore. Y a rien a redire, la violence est présente. Mais moi, j’aurai plutôt appelé ça du punk technique parce que la grande quantité de breaks, de riffs, de changements de tempo fait penser à la scène death mais que le tout est fait dans un esprit très punk (surtout le chant) ! Le résultat est plutôt bien foutu même si la qualité son n’est pas top ! Et la reprise des stooges est une bonne alternative à l’original ! Plus de coton-tige pour décrasser tes oreilles ? Va à un concert d’Anarchophobia ! !"                   16/20     Troll

 

 

Six xx : "Anarchophobia : un barbarisme qui colle parfaitement à la musique de ce combo des Vosges. Sur la scène depuis plus de 10 ans, avec déjà 2 démos à leurs actif, les keupons d’Anarchophobia reviennent nous bombarder d’accords anarchiques avec leur dernière production : « LIVE à L’Austrasique », (Enregistré en 2002 à "l´Austrasique" à Nancy (54) en condition live.) A ce niveau,étant donné l’absence de public en fond, difficile de savoir si la galette est un enregistrement en prise LIVE ou extraite d’un réel concert…ce qui importe peu.
La musique efficace D’Anarchophobia se qualifie de brutal punk Hxc Métal…des bérus à Napalm….le combos propose un panel de styles fort intéressant. La production n’est pas au top de la finition, mais l’émotion n’en est pas quant à elle altérée. Les textes engagés, parfois farfelus, sont chantés en français et relativement inspirés. Les riffs sont coriaces, et entraînants, on ressent bien le gratté foudroyant du médiator sur des « mélodies » arrachées. Du bon punk très bien exécuté, les plans slapés de basses sont très précis et la batterie rythmée n’hésite pas à massacrer la caisse claire sur les passages grinds ! Anarchophobia comblera certainement beaucoup de monde, des gros métalleux jusqu’aux porteurs de crêtes ! Un groupe à déguster sans modération…. …………..vite une bière patron ! "

 

 

Metalfly : La fondation de ce groupe vosgien remonte bientôt à 10 ans. Ils évoluaient alors dans un registre plus typiquement Punk. Après "censuré" (1997) et "Ataraxia in Vosego" (2000), la 3ème réalisation du groupe est un 6 titres enregistré en conditions "Live" en mai 2002 à Nancy. Mais je ne pense pas que ce soit enregistré lors d'un concert car le public est totalement absent! Dommage car ils ont pu partager la scène avec des groupes de la scène etal comme Kronos, Dagoba ou EDC et des groupes plus Punk comme Oberkampf ou Tagada Jones pour les plus connus. En effet, leur style qu'ils qualifient de "Brutal Punk HxC" ne dépareille pas dans ce type d'affiche. Passons maintenant à la chronique proprement dite! Plutôt que de vous faire un track by track banal, regardons les différentes influences distillées sur cette galette. Tiens, puisque je parle de distilation, "Dins lès Vôsges 2000Dieux" est une chanson parfaite pour les fins de soirées arrosées!!! Son rythme ternaire (Poum tac tac, poum tac tac...etc.), en fera la préférée des alcoholiques.

Concernant l'influence Punk maintenant, elle se fait énormément sentir dans certains riffs simples ou particulièrement du côté de l'excellent chant et des textes.Au passages, ces derniers sont en français et me font penser aux manceaux d'Arakno pour le côté sociaux. Un morceaux comme "Anarchyca Utopia" peut également faire penser au titre de Lofofora "justice pour tous" dans le tempo et le thème abordé...

Nous en venons à la touche Metal/Hardcore maintenant qui peut se remarquer sur les passages instrumentaux de la première partie du long morceau (8 minutes) qu'est "Moi (en lettres majuscules)". La deuxièe partie de ce titre met en avant une partie de basse slappée qui m'a fait penser une nouvelle fois aux Arakno des débuts (mais sans les percus) ou parfois à Pulsion pour la lourdeur de certains riffs ou la sensation de matraquage du à leur répétition...

Certains également y ont vu des passages Gring?!? Moi pas!! Peut être que pour eux les parties de double grosses caisses ou les accélérations de tempo comme sur "Zonzon [le maton]" ou "Eat your KK" sont du Grind mais on en est quand même fort loin à mon avis...

Bref pour résumer, ils n'ont pas inventé le fil à couper le beurre mais leur musique mêlant de nombreuses influences est parfaite pour les "drinking party" entre potes..."                              Gwen

 

 

In Spirit : "Anarchophobia s'auto-qualifient de groupe brutal punk hardcore, ce qui n'est pas tout à fait faux, en effet, des riffs bien lourds alliés de riffs speeds anarchiste s'alternent presque tout au long de cette démo six titres. Notons également des slapes de basse bien placé sur des compos qui se tiennent bien parsemé de blast efficace donnant par moment une atmosphère plus grind. Un chant énervé et des textes en français, dérision et humour sont au rendez-vous avec un timbre de voix décalé qui crée peut être leur authenticité ? Dommage que la prod ne soit pas trop à la hauteur,(bien que ce soit un Live) on attend la suite…"
Tom et Flo 01/06/04

 

 

Les Accrocs du Metal : "Ces joyeux lurons ont décidé de foutre le boxon dans le quartier. Ils veulent, à l’aide d’un live au son correct, faire leur mini révolution. Ca déboule plutôt pas mal avec « Anarchycha Utopia » qui, justement, est tout sauf anarchique. C’est une barricade dressée en travers de la route des tranquilles bourgeois apeurés, un barrage prêt à résister aux forces de l’ordre.
Le sport préféré du groupe est le lancé de pavés punk-hardcore bruts de chez brut avec des arêtes saillantes pour qu’on se fende la gueule (Eat your KK). Y’a la patate, l’envie d’en découdre (Zonzon) et même parfois de l’originalité (Moi en lettre majuscules) dans les lance-pierres.
Un live, c’est économique mais c’est risqué. On peut saluer la qualité sonore mais déplorer l’absence de public ! Quoiqu’il en soit un groupe sûrement sympathique en concert (hilarant mais dispensable « Dins les Vosges 2000 Dieux ») mais qui doit encore chercher le petit quelque chose qui le fera sortir du lot et du flot incessant de nouveaux cd qui inondent le marché.